Candide
instrumental
De brèves étreintes nocturnes
Spellbound
Ton silence, le mien, les absences, puis plus rien
L'envie d'étreindre, la nuit qui s'en vient
Les ratés, l'inconscience, la débauche sans fin
Vouloir toujours plus souvent, vivre ces instants suprêmes
Ceux qui marquent, qui font trembler, qui te retiennent
De l'envie de crever, de l'envie de crever à l'ancienne
De l'envie de s'échapper trop de fois de ces instants blêmes.
Sous l'influence de dures substances, d'accablantes errances
D'infinies torpeurs, qui trop de fois gèlent les sens. (x2)
Audrey
J'perds mon temps, j'perds ma vie, entourée de ces gens,
Ma tête tourne, idées tristes,
C'est le même tourment j'perds mon temps, j'perds ma vie
A ressasser des noms, je ressens plus d'envies depuis je tourne en rond
Faux sourires, faux semblants ces échos me poursuivent
Et raniment bien souvent des images trop vives
Faux soupirs, faux élans tout se finit trop vite
A travers les néons, et derrière le néant.
Spellbound
J'crois qu'en fait j'm'entraîne à tout gâcher
J'crois que j'me force à tout niquer
Quelles conséquences pour demain ?
J'me vois de plus en plus éteint, de moins en moins serein
Images salies par le temps, aigreurs qui enflent sans fin
Étrangement, j'y prends un malin plaisir de tueur
Puisque l'on ne se rend des comptes qu'à la lueur
Du bilan final, celui qui vient balayer les dernières pudeurs
Et qui ramène toujours au-devant de la scène nos erreurs
Au-devant de la scène... Nos erreurs.
Jours pâles
Audrey
Sur le lointain rivage où s'échouait ma vie
Brisée par les tempêtes et les regrets aussi
J'ai entendu le vent qui pleurait dans la nuit
Celui du souvenir qui refuse l'oubli.
Seule et désemparée sur le sentier perdu
Où me guidaient mes pas de rebelle vaincue
Enveloppée de nuit, je me suis égarée
Dans la sombre forêt des rêves consumés.
AudreySpellbound
Au loin s'est élevé, déchirant le silence
Arrivant du jardin de ma lointaine enfance
Un rire cristallin, un rayon de jouvence
Un ultime témoin des heures de l'espérance.
Audrey
Sur le lointain rivage où s'échouait ma vie
Brisée par les tempêtes et les regrets aussi
J'ai entendu le vent qui pleurait dans la nuit
Celui du souvenir qui refuse l'oubli.
Seule et désemparée sur le sentier perdu
Où me guidaient mes pas de rebelle vaincue
Enveloppée de nuit, je me suis égarée
Dans la sombre forêt des rêves consumés.
Spellbound
Et puis soudain, immense et terrible à la fois
A régné le silence au plus profond des bois.
Je n'ai pas su trouver l'enfant du souvenir
Audrey
J'ai reconnu ma voix, évadée d'autrefois
Qui se moquant de l'ombre et réveillant la joie
M'invitait à venir chercher cet autre moi
Prisonnier de ces peurs qui imposent leur loi.
Gueules crasses
Audrey
De tendres visages que le temps casse
Marqués par l'inévitable temps qui passe
Gueules crasses, ternes miroirs
Reflets de nos malchances, de nos désespoirs.
Spellbound
Dans nos yeux et sur nos faces
Indélébiles sont les traces
Comme marquées, ancrées au fer rouge
Nos vies plus noires qu'au fond d'un bouge
Ces peines qui veillent aux soirs douloureux
Nous poursuivent tels des spectres douteux
Accepter leur présence sans sombrer avec eux
Dans l'attente de jours plus lumineux
Audrey
Cet état qui m'fout en vrac, pour quelques heures de transe
Qui me broie et m'enlace apaisant tous mes sens
Cet état qui s'détraque réveillant mes déviances
Envahissant mon âme d'idées crades en puissance
Recherche en vain un semblant d'énergie
Un dernier élan pour insuffler la vie
Qui nous lâche constamment
Combler ce vide un seul instant.
Spellbound
Au fond des bouteilles toujours le même refrain
Des soirées toujours mariées à de pâles lendemains
Des journées à rechercher continuellement en vain
Un semblant d'énergie, un sursaut, un regain
Audrey
Cet état qui m'fout en vrac, pour quelques heures de transe
Qui me broie et m'enlace apaisant tous mes sens
Cet état qui s'détraque réveillant mes déviances
Envahissant mon âme d'idées crades en puissance
Recherche en vain un semblant d'énergie
Un dernier élan pour insuffler la vie
Qui nous lâche constamment
Combler ce vide un seul instant.
AudreySpellbound
De tendres visages, que le temps casse
Marqués par l'inévitable temps qui passe.
Nitide
Audrey
Macérant dans l'ennui, où tout lasse
À traverser des nuits rongées d'affres
Quand l'étau se resserre
Tous les rêves s'effacent, se glacent
Si ma main tu lâches, je me casse (x2),
J'avance à peine, perdant haleine
Guide mes peines
Macérant dans l'ennui, j'ai traversé des nuits
Où les rêves s'effacent et les espoirs se glacent
Délivre-moi de l'angoisse et du vide.
Spellbound
La folie nous embrasse les étreintes nous embrasent
Spectateurs du néant, acteur de notre manque d'élan
Supporter le poids des affres qui s'accumulent et nous désaxent
Jours pâles nuits coruscantes nitides lueurs aux creux de nos vagues
S'extirper au plus vite, de ces pas là.
S'extirper au plus vite
Refuge
Spellbound
L'envie de vivre
L'aversion de penser
Que tout est déjà compris
Prémâché, pré rempli
Votre cirque
Je le connais
Votre cinéma
J'y ai tenu le rôle premier
Plus l'envie (plus l'envie)
Plus le temps (plus le temps)
À la recherche d'un refuge,
Pour mon corps pour mon âme
Là où les tentations n'existent pas
A la recherche d'un refuge
Pour atteindre la quiétude
Là où les tentations n'existent pas
Gérald
J'vous laisse, aux illusions, aux idées futiles
J'vous laisse, aux lumières blafardes de vos villes
J'me terre, au fin fond de mon abri
J'me terre, au fin fond de mon abri
Gérald et Audrey
Forcé par la bêtise humaine, à une vie en demi-teinte
Qui n'est plus éclairée que par l'exil et la contrainte
Divaguant en silence au gré d'heures lourdes et accablantes
Essayant de ne pas glisser trop vite sur la mauvaise pente.
Réminiscences
Audrey
Les souvenirs s'amassent, gardés au fond de soi
S'useront comme des pages qui ne résistent pas
Au sinistre cadran qui continue sa loi
Qui nous regarde de loin et qui toujours nous broie
Spellbound
La haine qui dégaine ses charmes
Les silences qui désarment
Le vide qui rattrape
Le fatal qui s'en échappe
Trompé par les précipitations
Vaincu, noyé par les émotions
Triomphant est le signal
Qui guide mes pas vers l'infernal
Audrey
Les souvenirs s'amassent, gardés au fond de soi
S'useront comme des pages qui ne résistent pas
Au sinistre cadran qui continue sa loi
Qui nous regarde de loin et qui toujours nous broie
GRAF :
It would've been better to forget lots of things,
It would've been better for some of them not to happen.
Voices of the past are triggering the ticker of consciousness,
Which is flowing, beating by a pulse in my head.
Sometimes at night motion of ticker is reaching the highest amplitude,
And in those sleepless, tormenting times
I'm burying my memories at the bottom of the bottle.
Bitterness, bitterness, poison!
Bitterness, bitterness, venom!
Hiding behind the mask eternal pain of mine
I will continue smiling for the pictures.
Go away, get lost, hateful memories,
Hateful memories find another entertaining
Because I just want to sleep.
Spellbound
J'veux plus errer
J'veux plus qu'en moi soit semé
La peine, les sourdes douleurs
Promesses du néant.
Décembre
Spellbound
En plein cœur de décembre,
L'être a perdu ce qui lui restait d'innocence,
La tristesse a repris ses droits avec insolence
En cette saison, ne sont restées que les afflictions
Les oppressions, l'asile et l'absorption
Ultimes réconforts, alors que le monde s'endort
Eux qui laissent inéluctablement, seul face aux torts
Audrey
Douce mélodie m'enivrera comme autrefois
De ses notes qui sonnent le glas
Une dernière fois
Douce mélodie hante mes nuits,
M'enivrera comme autrefois
De ses notes qui n'en finissent pas
Sonnera le glas une dernière fois
Spellbound
Les souvenirs, et le temps qui les laisse courir
Les brûlures, les cicatrices, l'usure
Le noir qui des jours invariablement s'empare
Comme dans sa victime planté, létal, le venimeux dard
Quand l'âme s'incline face à l'intérêt qui décline
L'horreur du monde les douleurs et la peur
Qui progressivement tracent les contours indécents
D'un stérile parcours qui s'éteint, fébrile
Dans l'indifférence, le manque et l'absence.
L'apathie, l'impuissance et l'oubli.
Audrey
Douce mélodie m'enivrera comme autrefois
De ses notes qui sonnent le glas
Une dernière fois
Douce mélodie hante mes nuits,
M'enivrera comme autrefois
De ses notes qui n'en finissent pas
Sonnera le glas une dernière fois
Spellbound
Pourrions-nous trouver une raison pour s'accrocher encore à d'autres saisons
Il devient difficile d'entrevoir une lumière au-devant de ce tunnel
Et alors que nous avançons, cette lumière semble se jouer de nous
Une fois encore...